dimanche 5 janvier 2014

Un troisième et dernier accouchement de rêve

Confiante, je savais que je dépasserais le terme médicalement prévu, je m'étais donc fixé une date aléatoire qui faisait rire tout le monde, une semaine plus tard. J'ai moins fait la maligne lorsque ce jour est passé sans aucun signe de proche libération. J'ai essayé l'acupuncture, la relaxation, les câlins, rien n'a marché, il ne me restait qu'une alternative: La potion magique… C'est un cocktail à base d'huile de ricin qui fonctionne immédiatement, dans les 24h ou pas du tout, les effets sont très divers selon les personnes. J'ai commencé à siroter ce breuvage une fois les enfants au lit puis à 23h, le ventre toujours bien tendu mais sans autres symptômes, nous avons été nous coucher. Je me réveille à 00h45 avec une très forte tension dans le ventre. C'est parti ! Mais violent !!! Je me sens mal, nauséeuse, je vomis, je chiasse, je blêmis, je tremble, j'ai froid et les douleurs sont insupportables. La sage-femme arrive et nous partons immédiatement pour la maison de naissance Aquila. Cependant, dans le tunnel qui mène de Savièse à l'autoroute j'ai une contraction terrible avec une envie de pousser (une première pour moi) ! Je suis à 10/10 sur l'échelle de la douleur. Là, je me dis que je n'arriverais pas à Aigle, qu'il faudrait envisager la maison de naissance de Sion. Et au moment où nous entrons sur l'autoroute, je perd les eaux (encore une première, chouette !) avec une forte envie de pousser. On appelle la sage-femme qui se trouve dans la voiture devant, il est 1h48. Nous prenons la prochaine sortie et nous la suivons sur un parking de station essence aux alentours. À peine la sage-femme a-t-elle installé les linges sur la banquette arrière que je dois pousser et Jayme sort tel un bolide ou superman pour le Papa aux premières loges... ! Il est 1h58.  Nous retournons donc à la maison pour la suite. Mon mari coupe le cordon avec une lame de bistouri puis j'allaite tranquillement ce petit bonhomme de 3kg pour 50cm. Pas besoin de suture, à peine une égratignure… Je pensais pas qu'on pouvait accoucher aussi vite que dans les films ! J'étais tellement sûr que ça se passerait comme mes deux accouchements précédents : perte des eaux au compte-gouttes depuis la nuit précédente, le temps de me préparer pour arriver à la maternité vers midi et l'après-midi pour amorcer les contractions qui deviennent graduellement insupportables dans la soirée, voire la nuit. Surtout, je répétais que je n'avais pas d'historique familial d'accouchement rapide donc ce scénario était tout simplement impossible pour moi, question de physiologie ! Je crois que j'avais surtout très peur d'affronter des heures de contractions. Ma mémoire avait effacé cette douleur pour me permettre une nouvelle grossesse cependant malgré les cours d'hypno-prénatal, j'avais les boules !!! Donc je suis hyper heureuse que ce se soit passé ainsi, si vite, presque sans douleurs et quasi à la maison ! Comme quoi rien n'est prévisible en matière d'accouchement il faut s'attendre à toute éventualité, ne rien se fixer surtout et vivre l'instant présent au mieux de nos capacités.


Laurie

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