mercredi 4 janvier 2017

Naissance d'Amaury en maison de naissance


Naissance de notre troisième enfant à la maison de naissance Gaïa
Les contractions commencent de manière régulière la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 pendant 3 heures. Toute la journée du jeudi j’ai des contractions qui changent de celles de la fin de grossesse, un peu douloureuses, mais sans plus. Le jeudi soir, vers 20h j’appelle mes parents pour qu’ils viennent chez nous au cas où le bébé naîtrait cette nuit. Du coup, c’est une nuit tranquille sans contractions. Puis les contractions recommencent la nuit du vendredi 7 au samedi 8 octobre entre 4 et 6 heures du matin. Et puis plus rien, encore une fois. J’appelle la sage-femme, qui me propose un contrôle pour savoir où en est le col. Le contrôle indique qu’il est un peu ouvert, mais elle pronostique que la naissance ne sera pas pour les prochaines 48 heures. Mes parents repartent le dimanche soir, mais leur aide était la bienvenue durant ce week-end.
A nouveau, les contractions reprennent quelques heures durant la nuit du lundi au mardi. Le mardi matin, j’ai quelques pertes de sang. Je rappelle la sage-femme qui m’indique que c’est le col qui travaille, tout est normal. Elle me dit aussi de rappeler la prochaine fois que les contractions seront régulières, car le travail semble gentiment se mettre en route. Cette fois, ce sont les beaux-parents qui viennent le mardi soir, parce que je sens que la naissance se rapproche, ce n’est pas possible autrement. Vers 1h30 du matin, les contractions sont de nouveau régulières depuis environ 1 heure. Je suis fatiguée de ces dernières nuits passées à regarder l’horloge pour vérifier la fréquence des contractions. J’appelle la sage-femme, vu la régularité des contractions. Elles sont un peu douloureuses, comme une douleur abdominale pendant les règles, mais sans plus. Nous nous donnons rendez-vous à la maison de naissance à 2h30 pour faire un nouveau contrôle.
Comme les beaux-parents sont là, nous pouvons partir tranquilles, les enfants auront quelqu’un pour les garder le lendemain matin au cas où.
Arrivés à la maison de naissance, le contrôle révèle que le col est ouvert à presque 2 doigts, mais il n’est pas encore effacé. Voyant ma fatigue, la sage-femme me propose de calmer les contractions avec un bain et du bryophyllum, ainsi que du magnésium. L’idée est de pouvoir me reposer et de voir pour aider au déclenchement du travail après quelques heures de sommeil. Elle nous laisse ensuite dormir et part dormir chez une amie qui habite à 4 minutes de là. Mon mari dort un peu pendant que je prends un bain pendant 45 minutes. Sortie du bain, je m’assoupis un peu, puis les contractions deviennent un peu plus intenses. Le jeu ne s’est pas calmé. Entre les contractions je me repose. Je finis par appeler la sage-femme, puisque les contractions s’intensifient. A son arrivée, un peu avant 4 heures, la situation n’a pas beaucoup changé. Elle me pose un veine-flow pour pouvoir m’injecter la dose d’antibiotique que je dois recevoir en raison du résultat positif au streptocoque B (deux injections nécessaires à 4 heures d’intervalle juste avant l’accouchement). Elle me masse alors le sacrum avec des huiles essentielles (girofle et palmarosa), puis décide pendant le contrôle de me décoller les membranes pour que le travail commence vraiment à se déclencher. Elle craint que je ne m’épuise sinon. Le décollement de la membrane est loin d’être agréable, mais c’est rapide. Assez vite, les contractions s’intensifient. Ca y est, nous y sommes ! Mon mari continue de dormir à côté sur un matelas posé au sol et la sage-femme aussi. J’attends que les contractions soient suffisamment douloureuses pour demander la présence de mon mari, pour qu’il appose ses mains sur mon sacrum. Ça fait du bien. Vers 6h30, le « vrai » travail semble s’être enfin mis en route. Les contractions deviennent douloureuses, de plus en plus. A chaque fois, je respire de manière profonde et complète. Cela m’aide à passer la vague de la contraction. Et puis j’ai toujours un bon moment de répit entre chaque contraction, cela m’aide à tenir pour la suivante. Ma respiration devient de plus en plus bruyante et les contractions douloureuses. Vers 7h30, la sage-femme me propose de prendre un bain pour accélérer le travail. Il lui semble que la naissance est imminente, elle a même peur de ne pas avoir le temps de m’injecter la seconde dose d’antibiotiques vers 8 heures. L’accouchement approche, cela me motive, car la douleur est encore bien supportable. J’accepte pour le bain, sans plus de conviction, mais si cela peut aider le col à lâcher complètement, cela en vaut la peine. La deuxième sage-femme, qui aide pour la naissance est appelée maintenant.
Après une petite période dans le bain, les contractions deviennent très intenses, heureusement, les pauses sont sans douleur et elles sont encore assez longues. A 8 heures, on m’injecte la deuxième dose d’antibiotiques, finalement on aura eu tout le temps de le faire. Ma respiration se transforme en râle à chaque contraction. La sage-femme me propose d’expirer en soufflant plutôt qu’en râlant, mais cela devient difficile. Entre deux contractions, elle décide de voir où en est le travail. A son étonnement (elle ne le montre pas trop sur le moment), elle me dit que la dilatation n’en n’est qu’à 5 environ (et encore, en exagérant un peu pour ne pas me décourager). Elle me dit de rentrer dans l’accouchement, de tout lâcher, de laisser le bébé venir. Elle propose aussi de percer la poche des eaux à la prochaine contraction, car je risque de m’épuiser sinon. A la prochaine contraction, elle perce la poche, ce n’est pas agréable, mais bon. Il me semble que la douleur s’intensifie encore. Elle me dit que ce sont les douleurs de l’accouchement, cela ne va plus s’intensifier maintenant…
La douleur devient vraiment prenante, les râles se transforment gentiment en gros râles gutturaux. Depuis que je suis dans le bain, mon mari me soutient en me tenant la main gauche, c’est vital pour moi de sentir sa présence. Par contre, je ne souhaite pas entendre de mots d’encouragement. Je sais que la naissance va passer par un moment critique. Cela doit être et on ne peut rien encourager dans ce processus. Il faut juste s’ouvrir, devenir ce passage pour le bébé. A chaque contraction, je demande maintenant aussi de tenir la main de la sage-femme, pour les dernières, les difficiles. A un moment donné, elle me dit que ça y est, je rentre enfin dans l’accouchement, je suis moins alerte à ce qui se passe autour, je vois moins bien. J’entends la sage-femme dire que le bébé est maintenant passé par les épines sacrales, le rythme cardiaque du bébé s’est affaiblit à un moment donné, puis il reprend normalement, c’est ce que je comprends. Ce qui me rassure, c’est qu’à aucun moment donné je n’ai peur pour le bébé. Il me semble entendre ses battements constants. Puis la sage-femme me propose de sortir du bain pour l’expulsion, après la prochaine contraction ce sera bon, il faudra sortir. Je suis d’accord de sortir, je n’avais plus très envie de rester dans le bain, mais je crains la douleur. Tant pis, quand il faut y aller… Je sors du bain avec l’aide de la sage-femme et de mon mari.
Je m’installe à quatre pattes avec les bras posés sur une chaise maya. La sage-femme me propose plutôt un ballon pour poser les bras, c’est plus agréable. Je pose les bras dessus et mon mari me recouvre de ses bras depuis le côté opposé, c’est rassurant et cela m’enveloppe. Ça fait du bien. La douleur devient maintenant différente, je sens que je dois pousser, enfin. La poussée me paraît difficile, je demande qu’on m’aide à un moment donné, mais je sais bien que la seule solution est de continuer. Alors à chaque contraction je pousse tout mon possible, je sens le bébé qui sort, puis revient un peu en arrière. Non ! Je ne veux pas un retour en arrière, l’effort est trop difficile. Alors je pousse tout mon possible et enfin, la tête passe, puis ensuite les épaules et le reste du corps glisse au-dehors. Au total, 4-5 poussées, ce n’est pas trop encore. Le bébé pleure gentiment dès son arrivée, pas de cris, mais juste un signal pour dire « je suis là, tout va bien ». On m’aide à me retourner et je m’installe, soutenue par mon mari, puis la sage-femme me pose le bébé sur le ventre. Je ne vois pas bien son visage, mais quel bonheur, il est là. Puis on voit que c’est un garçon, bienvenue ! Encore une contraction pour sortir le placenta qui ne se fait pas prier. Et c’est la délivrance. Tout va bien, il est complètement sorti (dans une position apparemment inhabituelle). Je vais ensuite m’étendre sur le lit et le petit commence à téter, ce qu’il fera pendant environ 1h30 à 2 heures, très bien déjà. C’est magnifique.
Par la suite, la sage-femme me dit encore que le petit avait un cordon lâche autour du cou, raison pour laquelle je n’ai pas pu accoucher dans l’eau, mais finalement c’était parfait comme ça. Il est né à 10h21 ce mercredi 12 octobre 2016. Quel bonheur ! Notre pédiatre vient le voir vers 14h. Tout va bien, c’est parfait. Mon mari repart en même temps qu’elle pour aller chercher nos deux autres enfants à la maison. Après un long moment pendant lequel je profite de découvrir et de sentir mon petit garçon près de moi, les enfants arrivent et découvrent avec pudeur et timidité ce lieu de naissance et leur petit frère. Ils sont très heureux de me voir aussi. Puis nous repartons tous ensemble à la maison. La sage-femme viendra encore ce soir voir si tout va bien. Je descends les escaliers et lorsque je vois la porte de sortie, l’émotion me vient. Nous sommes cinq maintenant.


mercredi 2 décembre 2015

dimanche 5 janvier 2014

Un troisième et dernier accouchement de rêve

Confiante, je savais que je dépasserais le terme médicalement prévu, je m'étais donc fixé une date aléatoire qui faisait rire tout le monde, une semaine plus tard. J'ai moins fait la maligne lorsque ce jour est passé sans aucun signe de proche libération. J'ai essayé l'acupuncture, la relaxation, les câlins, rien n'a marché, il ne me restait qu'une alternative: La potion magique… C'est un cocktail à base d'huile de ricin qui fonctionne immédiatement, dans les 24h ou pas du tout, les effets sont très divers selon les personnes. J'ai commencé à siroter ce breuvage une fois les enfants au lit puis à 23h, le ventre toujours bien tendu mais sans autres symptômes, nous avons été nous coucher. Je me réveille à 00h45 avec une très forte tension dans le ventre. C'est parti ! Mais violent !!! Je me sens mal, nauséeuse, je vomis, je chiasse, je blêmis, je tremble, j'ai froid et les douleurs sont insupportables. La sage-femme arrive et nous partons immédiatement pour la maison de naissance Aquila. Cependant, dans le tunnel qui mène de Savièse à l'autoroute j'ai une contraction terrible avec une envie de pousser (une première pour moi) ! Je suis à 10/10 sur l'échelle de la douleur. Là, je me dis que je n'arriverais pas à Aigle, qu'il faudrait envisager la maison de naissance de Sion. Et au moment où nous entrons sur l'autoroute, je perd les eaux (encore une première, chouette !) avec une forte envie de pousser. On appelle la sage-femme qui se trouve dans la voiture devant, il est 1h48. Nous prenons la prochaine sortie et nous la suivons sur un parking de station essence aux alentours. À peine la sage-femme a-t-elle installé les linges sur la banquette arrière que je dois pousser et Jayme sort tel un bolide ou superman pour le Papa aux premières loges... ! Il est 1h58.  Nous retournons donc à la maison pour la suite. Mon mari coupe le cordon avec une lame de bistouri puis j'allaite tranquillement ce petit bonhomme de 3kg pour 50cm. Pas besoin de suture, à peine une égratignure… Je pensais pas qu'on pouvait accoucher aussi vite que dans les films ! J'étais tellement sûr que ça se passerait comme mes deux accouchements précédents : perte des eaux au compte-gouttes depuis la nuit précédente, le temps de me préparer pour arriver à la maternité vers midi et l'après-midi pour amorcer les contractions qui deviennent graduellement insupportables dans la soirée, voire la nuit. Surtout, je répétais que je n'avais pas d'historique familial d'accouchement rapide donc ce scénario était tout simplement impossible pour moi, question de physiologie ! Je crois que j'avais surtout très peur d'affronter des heures de contractions. Ma mémoire avait effacé cette douleur pour me permettre une nouvelle grossesse cependant malgré les cours d'hypno-prénatal, j'avais les boules !!! Donc je suis hyper heureuse que ce se soit passé ainsi, si vite, presque sans douleurs et quasi à la maison ! Comme quoi rien n'est prévisible en matière d'accouchement il faut s'attendre à toute éventualité, ne rien se fixer surtout et vivre l'instant présent au mieux de nos capacités.


Laurie

vendredi 6 septembre 2013

Le témoignage de Fabrizia, maman de Mathilde

Mon accouchement fut magique. J'ai trouvé qu'accoucher était une expérience tellement belle et un moment intense où on partage à deux une épreuve .. de vie.
Bon, je dois avouer que plusieurs facteurs chance étaient de notre côté: une super sage-femme avec qui j'avais fait les cours de préparation à la naissance, qui me connaissait et qui savait globalement ce que je désirais pour mon accouchement: le plus naturellement possible...
Une amie m'avait parlé des cours de yoga pour femmes enceintes et voilà pourquoi j'allais le mardi à mes cours de yoga.... Bon, c'est vrai que parfois il fallait un peu se pousser pour y aller alors que j'aurais plutôt pris l'option: rentrer à la maison et me reposer. Mais durant l'accouchement, j'étais très heureuse de savoir comment respirer... ce qui soulage tellement dans la douleur! J'ai également pu soulager mon bassin en me mettant à quatre pattes et en me balançant... Et me rappeler les différentes phrases que j'entendais au cours de yoga comme:
 chaque contraction est un pas de plus vers la naissance....
Mon mari a été un allié de la plus grande importance. Lui qui ne voulait participer à aucun cours de préparation à la naissance, haptonomie ou autre excepté celui proposé par la prof de yoga! Merci...Un cours de préparation court qui lui a permis d'apprendre les bases pour soulager et aider et c'est ce qu'il a fait à merveille. Les massages durant la grossesse ont été très appréciés et ensuite durant l'accouchement, les massages dans le bas du dos aux huiles essentielles pour la préparation du travail et durant les contractions ont été .. soulageants!
Et le moment le plus beau... quand la sage-femme a posé Mathilde sur ma poitrine. On s'est regardé avec son papa et on était tellement fier et heureux.

lundi 13 août 2012

Le témoignage de Véronique, maman de Julian

Grossesse sans souci et même très facile. J'ai travaillé jusqu'au dernier jour à 100 pour 100, sans difficulté et même avec plaisir.
J'ai préparé mon accouchement avec le yoga et avec une sage femme. Avec la sage femme nous avons fait de l'haptonomie et j'ai pu lui poser toutes sortes de questions. Ca nous a surtout permis, avec mon ami, de prendre du temps à 2 pour notre bébé sans penser à rien d'autre.
L'accouchement ne me faisait pas plus peur que ça. Je me disais que de toute façon j'en étais capable et je voyais ça comme une grosse grosse épreuve physique. Le fait de savoir que le tout durerait au max 2 jours m'encourageait aussi et puis tout s'était bien passé jusque là donc... Et j'étais curieuse de savoir ce que c'est que de donner la vie !!

La semaine avant l'accouchement on a fait plein de trucs sympa avec mon ami (resto, grillade, repas avec les familles, amis, piscine) et je recommande à tout le monde d'en faire autant (si c'est possible bien sûr). Ca nous a évité d'attendre et finalement de stresser.

Vendredi 29 juin, je termine l'année scolaire (je suis prof) avec la raclette des profs. En rentrant, je rédige encore le rapport sur mon stagiaire pour la HEP. Je sentais que je n'en aurai plus trop l'occasion après... A 20h30 les premières contractions apparaissent. Federer joue, on le regarde à la télé et mes contractions continuent tranquillement. Minuit, les contractions se rapprochent. Je vais prendre un bain. C'est encore supportable mais j'en ai chaque 5 min. A 5h du matin ça devient dur. On part à l'hôpital. J'arrive, on m'installe et là mes contractions s'arrêtent !!! Plus rien !!! Col ouvert à 1.5 cm et pas tout-à-fait effacé. Verdict: retour à la maison...
Bain et vers midi on repart à l'hôpital car mes contractions me donnent envie de vomir. Arrivée à l'hôpital : on m'apprend que ça n'a pas beaucoup évolué... dilatation 2 cm et col pas encore tout-à-fait effacé. Pourtant les contractions sont bel et bien là ! Chaque 3 ou 5 minutes... Jusqu'à 16 heures c'est soutenable, je peux encore me lever ou prendre un bain. A partir de 16 heures je suis clouée au lit, les yeux rivés sur le monitoring. Ca m'aidait beaucoup. Je voyais la contraction apparaitre et disparaitre (il y a des chiffres qui mesurent son intensité). Je suis restée clouée à ce monitoring toute l'après-midi et la soirée ! La douleur des contractions m'a paru soutenable. Les discussions avec la sage femme m'ont bien aidée. Elle m'avait dit de ne pas lutter mais d'accompagner la contraction, de penser que c'était un pas de plus vers mon bébé. Du coup, je ne fait que penser: "C'est pour mon bébé, c'est pour mon bébé", "je vais y arriver, je vais y arriver" et "j'en suis capable, j'en suis capable". Malheureusement, le travail ne fait aucun effet... chaque 2 heures on m'ausculte et résultat : aucune amélioration. Il est minuit et rien ne s'est passé. C'est très dur psychologiquement... plus que physiquement presque. La médecin assistante me dit qu'il va falloir attendre le lendemain matin... j'ai cru que je la tuais. Heureusement sa chef arrive et décide de me faire une péridurale malgré le fait que je n'ai pas beaucoup dilaté.
Péridurale posée sans aucun souci et qui me soulage tellement. Je peux de nouveau penser, respirer, parler, dormir un peu. Poche des eaux rompue par les médecins et qui fait enfin démarrer le travail. Dilatation à 5 vers 2 heures puis plus rien jusqu'à 5h... rien du tout... En plus, le bébé se déplace sans cesse et les médecins ne savent plus s'il est bien positionné... On me propose donc la césarienne mais on me dit qu'on a le temps et qu'on va gentiment m'expliquer comment tout va se passer. Tout à coup c'est le branle-bas de combat : on me demande comment je me sens (moi je me sens bien) parce que ma pression grimpe en flèche et que le coeur du bébé ralentit. Ni une ni deux je me retrouve en salle d'opération.
Là c'est assez stressant. Il y a une dizaine de personnes en vert qui s'agitent, on m'attache les mains en croix et on pose un champ stérile devant mes yeux. Je sens tout ce qui se passe même si je ne ressens aucune douleur. On m'ouvre le ventre, on l'écarte, la table bouge, mon copain est là, en vert, les larmes dans les yeux et on entend un médecin dire : Bienvenu au monde petit bonhomme ! et là Julian pleure. Mon ami pleure, moi aussi mais je me retiens parce que j'ai peur pour mon ventre... Le papa est appelé pour voir le bébé, il revient en me disant qu'il est parfait. Je sens un besoin vital de le voir, de le toucher. On me l'amène, on me le montre, je veux le toucher mais je ne peux pas, mes mains sont attachées, je tire dessus à plusieurs reprises, dis "je ne peux pas.... je ne peux pas..." mais personne n'entend et la sage femme part avec le bébé. Mon conjoint ne sait plus que faire: rester avec moi ou partir avec Julian. Je lui dit d'aller avec Julian car il a besoin de lui. Je me retrouve seule avec un type qui me pose 1000 questions pour que je ne m'endorme pas alors que je ne rêve que de ça... Ca dure 45 minutes. On me ramène en salle d'accouchement où je vois Julian sur le torse nu de son papa... quel soulagement... malheureusement je tremble de tous mes membres, je ne peux pas m'arrêter, je crève de froid... On me propose de prendre Julian mais je n'ose pas, je tremble trop. L'infirmière me l'amène tout de même, ça me calme. Malheureusement, j'ai reçu tellement de calmants que je ne me souviens pas vraiment de ce moment... je sombre dans le sommeil. 4 heures plus tard on me monte en chambre. Je suis sous morphine donc mes souvenirs sont flous... Julian dort à côté de moi et ça m'apaise.
A mon réveil je prends conscience de ce que c'est que les suites d'une césarienne : impossible de me lever pendant 2 jours donc de m'occuper de mon bébé, de le changer, le baigner, même de me tourner pour le sortir de son berceau... C'est dur, frustrant, très frustrant. Je vois les autres femmes sourire en s'occupant de leur enfant et moi je suis clouée au lit. Heureusement mon copain est là et fait tout. Le troisième jour je peux enfin me lever et l'accompagner. Mon moral monte en flèche, ouf !!! Je rentre un jour plus tôt que prévu à la maison car je récupère bien !
L'arrivée à la maison est violente. Alors que je souriais à l'hôpital, là je m'effondre totalement : mon accouchement a été tellement différent de ce à quoi je m'attendais...
On me parle de césarienne à 5h00 et à 5h10 Julian voit le jour... autant dire que je n'ai pas compris grand chose à ce moment-là, emportée dans un tourbillon et n'ayant plus aucune prise sur ce qui m'arrivait... Un debriefing avec la sage femme le lendemain et avec mon ami les jours suivants m'a permis d'accepter cette naissance violente.

Actuellement, j'ai l'impression d'avoir été opérée plutôt que d'avoir accouché. 
J'ai aussi l'impression qu'il me manque un petit quelque chose pour être une "vraie femme" mais bon... J'irai voir quelqu'un pour en parler prochainement histoire de ne pas laisser ces impressions en moi.

Un conseil à donner : penser à préparer aussi un accouchement difficile, bien discuter avec son conjoint sur ce qu'on veut ou non (ex: je veux toucher mon bébé,...).

Julian est adorable et malgré cette naissance difficile on a réussi à créer une belle relation dès les premiers instants. L'opération n'a pas gâché notre rencontre !

mardi 3 avril 2012

Acidité durant la grossesse



L’acidité pendant la grossesse en relativement commune et est due en partie à des causes mécaniques (déplacement de l’estomac à cause de la pression de l’utérus) et hormonales (relâchement des muscles estomacaux) directement liées à la grossesse. Elle peut aussi être liée à la tension nerveuse ou à un excès de production de jus gastriques –surtout vers la fin de la grossesse.

Il est recommandé de prendre des repas légers et fréquents, d’éviter les aliments gras, piquants, sucrés, le fromage, les fruits citriques cueillis verts (sauf citrons et pamplemousses qui sont alcalins), le blé industrialisé (pain, pâtes, biscuits …), le vinaigre, le thé noir et le café.

Bien mâcher les aliments. Ne pas se coucher directement après le repas.

Ne pas boire pendant le repas ou seulement un verre d’eau avec le jus d’un demi citron, et prendre après le repas une tisane digestive (anis, fenouil, menthe, mélisse et/ou camomille).

Manger des amandes.

De manière générale, les probiotiques favorisent les fonctions digestives et en plus protègent l’enfant contre les allergies et peuvent être ainsi pris pendant toute la grossesse et l’allaitement à chaque repas 3 fois par jour.

Si la douleur est très intense, boire un jus de pomme de terre crues –ça guérit même les ulcères!

Comme mouvement, lever et baisser les bras comme un mouvement d’ailes.
Se reposer avec le dos et la tête surélevés.

On peut faire un massage sur le ventre avec de l’huille essentielle de citron ou de mandarine diluée dans de l’huile d’amande (1 goutte de HE dans 5ml d’huile de base).