mercredi 2 décembre 2015

dimanche 5 janvier 2014

Un troisième et dernier accouchement de rêve

Confiante, je savais que je dépasserais le terme médicalement prévu, je m'étais donc fixé une date aléatoire qui faisait rire tout le monde, une semaine plus tard. J'ai moins fait la maligne lorsque ce jour est passé sans aucun signe de proche libération. J'ai essayé l'acupuncture, la relaxation, les câlins, rien n'a marché, il ne me restait qu'une alternative: La potion magique… C'est un cocktail à base d'huile de ricin qui fonctionne immédiatement, dans les 24h ou pas du tout, les effets sont très divers selon les personnes. J'ai commencé à siroter ce breuvage une fois les enfants au lit puis à 23h, le ventre toujours bien tendu mais sans autres symptômes, nous avons été nous coucher. Je me réveille à 00h45 avec une très forte tension dans le ventre. C'est parti ! Mais violent !!! Je me sens mal, nauséeuse, je vomis, je chiasse, je blêmis, je tremble, j'ai froid et les douleurs sont insupportables. La sage-femme arrive et nous partons immédiatement pour la maison de naissance Aquila. Cependant, dans le tunnel qui mène de Savièse à l'autoroute j'ai une contraction terrible avec une envie de pousser (une première pour moi) ! Je suis à 10/10 sur l'échelle de la douleur. Là, je me dis que je n'arriverais pas à Aigle, qu'il faudrait envisager la maison de naissance de Sion. Et au moment où nous entrons sur l'autoroute, je perd les eaux (encore une première, chouette !) avec une forte envie de pousser. On appelle la sage-femme qui se trouve dans la voiture devant, il est 1h48. Nous prenons la prochaine sortie et nous la suivons sur un parking de station essence aux alentours. À peine la sage-femme a-t-elle installé les linges sur la banquette arrière que je dois pousser et Jayme sort tel un bolide ou superman pour le Papa aux premières loges... ! Il est 1h58.  Nous retournons donc à la maison pour la suite. Mon mari coupe le cordon avec une lame de bistouri puis j'allaite tranquillement ce petit bonhomme de 3kg pour 50cm. Pas besoin de suture, à peine une égratignure… Je pensais pas qu'on pouvait accoucher aussi vite que dans les films ! J'étais tellement sûr que ça se passerait comme mes deux accouchements précédents : perte des eaux au compte-gouttes depuis la nuit précédente, le temps de me préparer pour arriver à la maternité vers midi et l'après-midi pour amorcer les contractions qui deviennent graduellement insupportables dans la soirée, voire la nuit. Surtout, je répétais que je n'avais pas d'historique familial d'accouchement rapide donc ce scénario était tout simplement impossible pour moi, question de physiologie ! Je crois que j'avais surtout très peur d'affronter des heures de contractions. Ma mémoire avait effacé cette douleur pour me permettre une nouvelle grossesse cependant malgré les cours d'hypno-prénatal, j'avais les boules !!! Donc je suis hyper heureuse que ce se soit passé ainsi, si vite, presque sans douleurs et quasi à la maison ! Comme quoi rien n'est prévisible en matière d'accouchement il faut s'attendre à toute éventualité, ne rien se fixer surtout et vivre l'instant présent au mieux de nos capacités.


Laurie

vendredi 6 septembre 2013

Le témoignage de Fabrizia, maman de Mathilde

Mon accouchement fut magique. J'ai trouvé qu'accoucher était une expérience tellement belle et un moment intense où on partage à deux une épreuve .. de vie.
Bon, je dois avouer que plusieurs facteurs chance étaient de notre côté: une super sage-femme avec qui j'avais fait les cours de préparation à la naissance, qui me connaissait et qui savait globalement ce que je désirais pour mon accouchement: le plus naturellement possible...
Une amie m'avait parlé des cours de yoga pour femmes enceintes et voilà pourquoi j'allais le mardi à mes cours de yoga.... Bon, c'est vrai que parfois il fallait un peu se pousser pour y aller alors que j'aurais plutôt pris l'option: rentrer à la maison et me reposer. Mais durant l'accouchement, j'étais très heureuse de savoir comment respirer... ce qui soulage tellement dans la douleur! J'ai également pu soulager mon bassin en me mettant à quatre pattes et en me balançant... Et me rappeler les différentes phrases que j'entendais au cours de yoga comme:
 chaque contraction est un pas de plus vers la naissance....
Mon mari a été un allié de la plus grande importance. Lui qui ne voulait participer à aucun cours de préparation à la naissance, haptonomie ou autre excepté celui proposé par la prof de yoga! Merci...Un cours de préparation court qui lui a permis d'apprendre les bases pour soulager et aider et c'est ce qu'il a fait à merveille. Les massages durant la grossesse ont été très appréciés et ensuite durant l'accouchement, les massages dans le bas du dos aux huiles essentielles pour la préparation du travail et durant les contractions ont été .. soulageants!
Et le moment le plus beau... quand la sage-femme a posé Mathilde sur ma poitrine. On s'est regardé avec son papa et on était tellement fier et heureux.

lundi 13 août 2012

Le témoignage de Véronique, maman de Julian

Grossesse sans souci et même très facile. J'ai travaillé jusqu'au dernier jour à 100 pour 100, sans difficulté et même avec plaisir.
J'ai préparé mon accouchement avec le yoga et avec une sage femme. Avec la sage femme nous avons fait de l'haptonomie et j'ai pu lui poser toutes sortes de questions. Ca nous a surtout permis, avec mon ami, de prendre du temps à 2 pour notre bébé sans penser à rien d'autre.
L'accouchement ne me faisait pas plus peur que ça. Je me disais que de toute façon j'en étais capable et je voyais ça comme une grosse grosse épreuve physique. Le fait de savoir que le tout durerait au max 2 jours m'encourageait aussi et puis tout s'était bien passé jusque là donc... Et j'étais curieuse de savoir ce que c'est que de donner la vie !!

La semaine avant l'accouchement on a fait plein de trucs sympa avec mon ami (resto, grillade, repas avec les familles, amis, piscine) et je recommande à tout le monde d'en faire autant (si c'est possible bien sûr). Ca nous a évité d'attendre et finalement de stresser.

Vendredi 29 juin, je termine l'année scolaire (je suis prof) avec la raclette des profs. En rentrant, je rédige encore le rapport sur mon stagiaire pour la HEP. Je sentais que je n'en aurai plus trop l'occasion après... A 20h30 les premières contractions apparaissent. Federer joue, on le regarde à la télé et mes contractions continuent tranquillement. Minuit, les contractions se rapprochent. Je vais prendre un bain. C'est encore supportable mais j'en ai chaque 5 min. A 5h du matin ça devient dur. On part à l'hôpital. J'arrive, on m'installe et là mes contractions s'arrêtent !!! Plus rien !!! Col ouvert à 1.5 cm et pas tout-à-fait effacé. Verdict: retour à la maison...
Bain et vers midi on repart à l'hôpital car mes contractions me donnent envie de vomir. Arrivée à l'hôpital : on m'apprend que ça n'a pas beaucoup évolué... dilatation 2 cm et col pas encore tout-à-fait effacé. Pourtant les contractions sont bel et bien là ! Chaque 3 ou 5 minutes... Jusqu'à 16 heures c'est soutenable, je peux encore me lever ou prendre un bain. A partir de 16 heures je suis clouée au lit, les yeux rivés sur le monitoring. Ca m'aidait beaucoup. Je voyais la contraction apparaitre et disparaitre (il y a des chiffres qui mesurent son intensité). Je suis restée clouée à ce monitoring toute l'après-midi et la soirée ! La douleur des contractions m'a paru soutenable. Les discussions avec la sage femme m'ont bien aidée. Elle m'avait dit de ne pas lutter mais d'accompagner la contraction, de penser que c'était un pas de plus vers mon bébé. Du coup, je ne fait que penser: "C'est pour mon bébé, c'est pour mon bébé", "je vais y arriver, je vais y arriver" et "j'en suis capable, j'en suis capable". Malheureusement, le travail ne fait aucun effet... chaque 2 heures on m'ausculte et résultat : aucune amélioration. Il est minuit et rien ne s'est passé. C'est très dur psychologiquement... plus que physiquement presque. La médecin assistante me dit qu'il va falloir attendre le lendemain matin... j'ai cru que je la tuais. Heureusement sa chef arrive et décide de me faire une péridurale malgré le fait que je n'ai pas beaucoup dilaté.
Péridurale posée sans aucun souci et qui me soulage tellement. Je peux de nouveau penser, respirer, parler, dormir un peu. Poche des eaux rompue par les médecins et qui fait enfin démarrer le travail. Dilatation à 5 vers 2 heures puis plus rien jusqu'à 5h... rien du tout... En plus, le bébé se déplace sans cesse et les médecins ne savent plus s'il est bien positionné... On me propose donc la césarienne mais on me dit qu'on a le temps et qu'on va gentiment m'expliquer comment tout va se passer. Tout à coup c'est le branle-bas de combat : on me demande comment je me sens (moi je me sens bien) parce que ma pression grimpe en flèche et que le coeur du bébé ralentit. Ni une ni deux je me retrouve en salle d'opération.
Là c'est assez stressant. Il y a une dizaine de personnes en vert qui s'agitent, on m'attache les mains en croix et on pose un champ stérile devant mes yeux. Je sens tout ce qui se passe même si je ne ressens aucune douleur. On m'ouvre le ventre, on l'écarte, la table bouge, mon copain est là, en vert, les larmes dans les yeux et on entend un médecin dire : Bienvenu au monde petit bonhomme ! et là Julian pleure. Mon ami pleure, moi aussi mais je me retiens parce que j'ai peur pour mon ventre... Le papa est appelé pour voir le bébé, il revient en me disant qu'il est parfait. Je sens un besoin vital de le voir, de le toucher. On me l'amène, on me le montre, je veux le toucher mais je ne peux pas, mes mains sont attachées, je tire dessus à plusieurs reprises, dis "je ne peux pas.... je ne peux pas..." mais personne n'entend et la sage femme part avec le bébé. Mon conjoint ne sait plus que faire: rester avec moi ou partir avec Julian. Je lui dit d'aller avec Julian car il a besoin de lui. Je me retrouve seule avec un type qui me pose 1000 questions pour que je ne m'endorme pas alors que je ne rêve que de ça... Ca dure 45 minutes. On me ramène en salle d'accouchement où je vois Julian sur le torse nu de son papa... quel soulagement... malheureusement je tremble de tous mes membres, je ne peux pas m'arrêter, je crève de froid... On me propose de prendre Julian mais je n'ose pas, je tremble trop. L'infirmière me l'amène tout de même, ça me calme. Malheureusement, j'ai reçu tellement de calmants que je ne me souviens pas vraiment de ce moment... je sombre dans le sommeil. 4 heures plus tard on me monte en chambre. Je suis sous morphine donc mes souvenirs sont flous... Julian dort à côté de moi et ça m'apaise.
A mon réveil je prends conscience de ce que c'est que les suites d'une césarienne : impossible de me lever pendant 2 jours donc de m'occuper de mon bébé, de le changer, le baigner, même de me tourner pour le sortir de son berceau... C'est dur, frustrant, très frustrant. Je vois les autres femmes sourire en s'occupant de leur enfant et moi je suis clouée au lit. Heureusement mon copain est là et fait tout. Le troisième jour je peux enfin me lever et l'accompagner. Mon moral monte en flèche, ouf !!! Je rentre un jour plus tôt que prévu à la maison car je récupère bien !
L'arrivée à la maison est violente. Alors que je souriais à l'hôpital, là je m'effondre totalement : mon accouchement a été tellement différent de ce à quoi je m'attendais...
On me parle de césarienne à 5h00 et à 5h10 Julian voit le jour... autant dire que je n'ai pas compris grand chose à ce moment-là, emportée dans un tourbillon et n'ayant plus aucune prise sur ce qui m'arrivait... Un debriefing avec la sage femme le lendemain et avec mon ami les jours suivants m'a permis d'accepter cette naissance violente.

Actuellement, j'ai l'impression d'avoir été opérée plutôt que d'avoir accouché. 
J'ai aussi l'impression qu'il me manque un petit quelque chose pour être une "vraie femme" mais bon... J'irai voir quelqu'un pour en parler prochainement histoire de ne pas laisser ces impressions en moi.

Un conseil à donner : penser à préparer aussi un accouchement difficile, bien discuter avec son conjoint sur ce qu'on veut ou non (ex: je veux toucher mon bébé,...).

Julian est adorable et malgré cette naissance difficile on a réussi à créer une belle relation dès les premiers instants. L'opération n'a pas gâché notre rencontre !

mardi 3 avril 2012

Acidité durant la grossesse



L’acidité pendant la grossesse en relativement commune et est due en partie à des causes mécaniques (déplacement de l’estomac à cause de la pression de l’utérus) et hormonales (relâchement des muscles estomacaux) directement liées à la grossesse. Elle peut aussi être liée à la tension nerveuse ou à un excès de production de jus gastriques –surtout vers la fin de la grossesse.

Il est recommandé de prendre des repas légers et fréquents, d’éviter les aliments gras, piquants, sucrés, le fromage, les fruits citriques cueillis verts (sauf citrons et pamplemousses qui sont alcalins), le blé industrialisé (pain, pâtes, biscuits …), le vinaigre, le thé noir et le café.

Bien mâcher les aliments. Ne pas se coucher directement après le repas.

Ne pas boire pendant le repas ou seulement un verre d’eau avec le jus d’un demi citron, et prendre après le repas une tisane digestive (anis, fenouil, menthe, mélisse et/ou camomille).

Manger des amandes.

De manière générale, les probiotiques favorisent les fonctions digestives et en plus protègent l’enfant contre les allergies et peuvent être ainsi pris pendant toute la grossesse et l’allaitement à chaque repas 3 fois par jour.

Si la douleur est très intense, boire un jus de pomme de terre crues –ça guérit même les ulcères!

Comme mouvement, lever et baisser les bras comme un mouvement d’ailes.
Se reposer avec le dos et la tête surélevés.

On peut faire un massage sur le ventre avec de l’huille essentielle de citron ou de mandarine diluée dans de l’huile d’amande (1 goutte de HE dans 5ml d’huile de base).